
Ce 2 avril, Éric Zemmour a été condamné par la cour d'appel de Paris à 10.000 euros d'amende pour contestation de crime contre l'humanité. L'ancien journaliste est également condamné à verser un euro de dommages et intérêts et 1.200 euros au titre des frais de justice aux cinq associations parties civiles.
L'ancien polémiste était accusé d'avoir soutenu en 2019, sur le plateau de Face à l'info de CNews, que le maréchal Pétain avait « sauvé » des Juifs français pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans cette affaire, le président de Reconquête avait été relaxé par le tribunal de Paris en 2021, puis par la cour d'appel en 2022. La Cour de cassation, saisie par cinq associations et par le parquet général, avait finalement annulé la relaxe et ordonné un nouveau procès.
Peu de temps après la décision, Éric Zemmour a publié un communiqué dans lequel il affirme qu'il n'a « à aucun moment souhaité défendre Pétain ». Il annonce également qu'il formera, prochainement, un pourvoi en cassation.
En 2022, la cour d'appel de Paris avait considéré que, même si les propos d'Éric Zemmour pouvaient « heurter les familles de déportés », ils n'avaient pas pour but de « contester ou de minorer, fût-ce de façon marginale, le nombre des victimes de la déportation ou la politique d’extermination dans les camps de concentration ». Par ailleurs, rappelait alors la cour d'appel, le maréchal Pétain n'a jamais été condamné « pour un ou plusieurs crimes contre l’humanité ». Mais la Cour de cassation avait estimé que « les propos reprochés peuvent constituer un délit, même s’ils portent sur une personnalité qui n’a pas été condamnée pour crime contre l’humanité ».
La Rédaction