Créer un site internet

Le Parlement européen (encore) secoué par un scandale de corruption – 15 députés impliqués, plusieurs arrestations ont eu lieu

Quel pouvoir a le Parlement européen ?

Le Parlement européen s’est retrouvé, une fois de plus, au cœur d’un scandale de corruption, impliquant cette fois le géant technologique chinois Huawei.

Des descentes de police ont été effectuées en Belgique et au Portugal sur la base de soupçons de corruption, de falsification, de blanchiment d’argent et d’activités criminelles organisées.

Le dernier scandale de corruption du Parlement européen survient alors même que le précédent – l’affaire dite du « Qatargate » – fait toujours l’objet d’une enquête et d’un procès, ce qui ne fait qu’aggraver les inquiétudes préexistantes concernant l’influence étrangère au sein des institutions européennes.

Le scandale du Qatargate, qui a fait surface il y a plus de deux ans, implique des allégations selon lesquelles des membres du Parlement européen (MEP), des lobbyistes et leurs familles ont accepté des sommes d’argent substantielles et des cadeaux somptueux de la part du Qatar, du Maroc et de la Mauritanie en échange d’une publicité positive et de l’élaboration d’une législation en leur faveur.

Les allégations concernant le Qatargate impliquent principalement des législateurs socialistes, la vice-présidente du Parlement européen grec , Eva Kaili, étant la figure la plus notoirement impliquée.

Les premières descentes de police liées à ce nouveau scandale de corruption ont eu lieu il y a deux semaines dans les bureaux européens de Huawei à Bruxelles, ainsi qu’aux domiciles des lobbyistes de Huawei en Belgique et au Portugal. Ces perquisitions font suite à une enquête de deux ans lancée à la suite d’une information émanant des services de renseignement belges.

L’ancien eurodéputé néerlandais Rob Roos a réagi avec cynisme à la nouvelle sur X, en écrivant : « Un autre scandale de corruption au Parlement européen – juste un autre jour en politique. S’agira-t-il d’un autre #Qatargate (un travail socialiste du groupe des socialistes et démocrates !!), écarté pour protéger les élites, ou quelqu’un sera-t-il enfin tenu pour responsable ? »

Parmi les personnalités impliquées figure Valerio Otati, un lobbyiste belgo-italien de 42 ans qui a rejoint Huawei en 2019 en tant que directeur des affaires publiques de l’UE après avoir été l’assistant de deux membres italiens du Parlement européen (MEP) axés sur la politique chinoise.

Une deuxième série de perquisitions a eu lieu la semaine dernière en Belgique et au Portugal. Certaines visaient des bureaux situés à l’intérieur du Parlement européen. Quatre personnes ont été inculpées de corruption et de participation à une organisation criminelle dans le cadre d’un système présumé d’échange d’argent contre influence orchestré par le géant chinois de la technologie Huawei.

« Un nouveau scandale de corruption au Parlement européen ! 15 anciens et actuels députés font l’objet d’une enquête. Ce matin, après des perquisitions, les premiers suspects ont été arrêtés ! » a écrit l’eurodéputé polonais Dominik Tarczyński.

L’enquête porte sur des allégations de corruption, de falsification, de blanchiment d’argent et d’organisation criminelle, soulignant les préoccupations croissantes concernant l’influence de Pékin en Europe. Le parquet fédéral belge a confirmé que la corruption prenait de multiples formes, notamment des incitations financières pour obtenir un soutien politique, des cadeaux excessifs tels que des voyages et des billets de football, et des activités de lobbying dissimulées au profit de Huawei.

Les autorités ont interrogé de nombreuses personnes, avec des rapports faisant état de cinq arrestations en Belgique, d’au moins une en France et d’une autre en Italie.

Le jeudi 20 mars, la police italienne a arrêté Lucia Simeone, assistante parlementaire de Fulvio Martusciello, député européen du Parti populaire européen (PPE).

Le géant chinois de la technologie Huawei est soupçonné d’avoir corrompu au moins 15 membres du Parlement européen (MEP) pour influencer des décisions législatives clés en faveur de ses intérêts commerciaux au sein de l’Union européenne. Les MEP impliqués sont des mondialistes de diverses factions politiques – gauchistes, libéraux, et législateurs de « centre-droit ».

Huawei est une entreprise controversée en Europe depuis des années, ses liens avec le Parti communiste chinois (PCC) et sa participation à des projets d’infrastructures critiques ayant suscité de vives inquiétudes. Les États-Unis ont depuis longtemps mis en garde contre les risques de sécurité associés à Huawei, interdisant à l’entreprise de vendre certains équipements de communication et l’ajoutant à une liste du Pentagone de 20 entreprises prétendument contrôlées par l’aile militaire du PCC

Malgré ces inquiétudes, les dirigeants européens ont adopté des positions variées. Le président français Emmanuel Macron a précédemment minimisé les craintes concernant Huawei, déclarant en 2019 qu’il ne souhaitait pas stigmatiser une entreprise ou un pays en particulier. La même année, Huawei a commencé la construction de sa première usine européenne en France, près du siège du Parlement européen à Strasbourg.

De même, l’ancien commissaire européen au commerce, Phil Hogan, a rejeté les inquiétudes des États-Unis concernant l’expansion de Huawei dans le domaine de la 5G, ce qui démontre une fois de plus les liens politiques profonds qu’entretient l’entreprise en Europe.

L’affaire de corruption Huawei met en lumière la vulnérabilité des institutions européennes corrompues face aux ingérences étrangères.

Huawei, pour sa part, a nié tout acte répréhensible, déclarant qu’elle avait une « politique de tolérance zéro à l’égard de la corruption » et qu’elle coopérerait pleinement avec les autorités. Toutefois, compte tenu des controverses passées de l’entreprise, notamment sa participation à un projet de surveillance controversé à Malte, le scepticisme reste de mise.

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, une mondialiste bien connue, a cherché à minimiser les accusations selon lesquelles l’institution est compromise.

« La seule chose que je ne ferai pas, c’est de laisser les allégations ou le travail présumé de quelques individus ternir le travail de centaines d’autres », a-t-elle déclaré pour tenter de sauver la face.

By Gally Source : The Gateway Pundit

Date de dernière mise à jour : 25/03/2025

10 votes. Moyenne 3.8 sur 5.

Gestion des cookies

www.lafranceliberee.fr dépose des cookies pour améliorer votre expérience de navigation, mesurer l'audience du site internet, afficher des publicités personnalisées, réaliser des campagnes ciblées et personnaliser l'interface du site.